C'est à Paris qu'Emmanuel HEREDIA voit le jour, peu avant Noël 1947.
Issu après-guerre d'une famille modeste de 6 enfants, Emmanuel apprend rapidement à se débrouiller seul pour faire face aux réalités de la vie. Cet environnement familial un peu difficile a sans nul doute contribué à développer son inventivité et sa créativité.
Son père, mécanicien automobile d'origine espagnole, l'initie très tôt à la photographie à l'occasion d'une promenade dans le château de Versailles. C'est pour le jeune Emmanuel une véritable révélation et il s'imagine déjà Grand Reporter, prêt à couvrir les grands évènements de la planète comme la guerre du Vietnam. Et c'est avec cette idée en tête qu'il quitte le lycée Rodin à l'âge de 14 ans pour entrer en apprentissage photo.
La découverte de l'univers de l'artisanat lui fait rapidement prendre conscience de la richesse potentielle du métier de photographe, métier d'art qui semble correspondre à ses aspirations les plus profondes qu'il exprimait déjà à travers la peinture.
Oubliés les Grands reportages et les évènements du monde !
Le laboratoire photo le fascine et il n'a de cesse d'en explorer toutes les facettes. C'est ainsi que dès 1962, il fabrique un agrandisseur à partir de matériaux de récupération et d'une caisse en bois.
L'année suivante, il entre au service d'Umberto TRONCA, Meilleur Ouvrier de France, portraitiste renommé à Paris. Les exigences du Maître vont obliger Emmanuel à progresser dans tous les domaines, notamment dans ceux du portrait et du laboratoire photographique. Parallèlement, pendant ces trois années, il suit les cours de l'école Vaugirard (Louis Lumière) à Paris..
Son apprentissage terminé, il est engagé en 1966 par le studio Raphaël à Maisons-Alfort (94) où il restera près de 10 ans. Il prend rapidement la Direction de l'atelier et, à son tour, il forme nombre de débutants aux techniques du métier.
| C'est à partir de 1966 qu'il côtoie le peintre turc Erdal ALANTAR, qui jouit déjà d'une réputation internationale. Cette rencontre est déterminante pour Emmanuel dont les talents artistiques ne demandaient qu'à s'exprimer davantage. |
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Dès 1969, il présente sa première exposition à Melun, au cours de laquelle une de ses photos va se trouver censurée.
Premier étonnement !
Mais la route est tracée et les expositions vont se poursuivre à bon rythme.
En 1971, il expose à Paris au cinéma Empire. Aucune censure au rendez-vous.
Puis il devient (1972) membre de la Société Française de Photographie dont il sera un des principaux animateurs dans la section des photographes de l'imaginaire.
En 1975, il crée sont propre studio-laboratoire à Montgeron (91) et bénéficie rapidement d'une notoriété enviée dans toute la région pour la qualité de ses portraits et reportages.
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1979 va être l'année d'une certaine forme de consécration à l'occasion de l'exposition organisée au Palais de la découverte à Paris par la Société Française de photographie.
C'est l'une de ses photos, « les 5 sens » qui est retenue comme affiche du salon qui réunissait les 40 meilleurs photographes d'Europe. |
Mais Emmanuel ne va pas prendre le temps de s'endormir sur ses lauriers. Et dès 1980, il met au point son premier appareil argentique à
« effet Kirlian »qu'il perfectionne peu de temps après par la création d'un modèle unique au monde destiné à l'enregistrement de l'énergie des liquides.
Parallèlement, l'artiste continue de travailler les prises de vues et particulièrement la mise en valeur des sujets par la lumière. Il réalise notamment une série de tableaux sur le thème de la main.
Parachevés par le peintre ALANTAR, ils feront l'objet en 1984 de 2 expositions successives à Bodrum (Turquie) et au palais de l'Unesco à Paris. |
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En 1993, avec un groupe d'amis et de professionnels, il fonde l'ARPE, « Association pour la Recherche Photographique et Electro-photographique ».
1996 verra Emmanuel se déplacer de la région parisienne à la Bretagne où il s'installe, à la recherche de calme et de sérénité, loin de la capitale.
Comme 20 ans plus tôt, sa réputation locale va grandir aussi vite que naturellement. Son carnet de commandes « portraits » est rapidement saturé et il enchaîne prises de vues, travail en laboratoire et expositions à un rythme soutenu.
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C'est en mars 1997 que paraît le livre "La photo Kirlian et ses applications en médecine énergétique" du Docteur André Banos, dont toute l'illustration couleur est l'oeuvre d'Emmanuel HEREDIA. (Editions Dangles) |
Sa première exposition locale se tient à Chateaugiron en novembre 1997, suivie d'une série d'autres dont Rennes en 2004 à la chambre des métiers, sur le thème du nu.
A la même époque, grâce à son expérience et à sa notoriété, Emmanuel HEREDIA est nommé Maître Artisan en son métier par le Président de la Chambre des Métiers de Rennes.
Entre-temps, la technologie numérique fait son apparition dans le monde professionnel puis à destination du Grand Public. C'est une véritable révolution qui, loin de désarmer Emmanuel, l'a au contraire encouragé à explorer de nouveaux horizons, en adaptant dans un premier temps ses méthodes issues de l'argentique, puis en mettant la nouvelle technologie au service de sa créativité.
2008 voit ainsi naître dans les mains d'Emmanuel, le premier appareil numérique à « effet Kirlian » permettant de photographier simultanément le sujet ET son rayonnement.
Pour autant, Emmanuel a toujours tenu à préserver la spontanéité de ses créations.
Il reproduit immédiatement et schématiquement en crayonnant sur des carnets, les images qui lui traversent l'esprit, puis passe à la réalisation technique.
Il mélange volontiers les clichés argentiques issus de son importante négathèque avec les images numériques.
Depuis 2002 Emmanuel, aux côtés de sa jeune compagne également photographe, Lolita QUELAIS, poursuit ses investigations dans l'univers de la photographie dont la source d'inspiration lui semble inépuisable.